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BRY : Ils veulent leur gare de supermétro

La gare des 4-Communes (Bry, Villiers, Champigny et Chennevières) du Grand Paris Express ne verra-t-elle le jour qu’en 2030 ? En préconisant ce délai, le rapport Auzannet provoque la colère.

Un seul mot ne peut qualifier ce que ressentent aujourd’hui les élus et habitants concernés par la gare des 4-Communes (Bry, Champigny, Chennevières et Villiers) du Grand Paris Express. « Sidération », « consternation », « colère » sont ceux qui reviennent le plus souvent au lendemain de la publication du rapport Auzannet sur le supermétro.

Le document préconise en effet que la gare ne soit pas réalisée en même temps que le reste de la ligne rouge sud (Pont-de-Sèvres - Noisy-Champs) : elle pourrait ne sortir de terre qu’en 2030. Quant aux centres de remisage des trains et de pilotage de la ligne, ils sont tout simplement absents du rapport.

« On ne lâchera pas l’affaire, prévient Dominique Adenot, maire (PC) de Champigny. De toute façon, on est habitués : on a toujours ramé pour obtenir des choses, on a de l’endurance ! » Même motivation du côté de l’Actep (Association des collectivités territoriales de l’Est parisien), dont le président, Jacques-Alain Bénisti, par ailleurs maire (UMP) de Villiers, ne décolère pas. « Alors que tous les accords cadres étaient signés et entérinés par l’Etat, alors que des milliers d’habitants avaient participé à toutes les réunions du débat public, alors que les contrats de développement territorial étaient en cours de rédaction, ce rapport marque un coup d’arrêt violent à tous les espoirs des habitants, tempête l’élu. En écartant le site de maintenance et le poste de pilotage, c’est au cœur battant du projet qu’ils touchent. Mais nous sommes tous mobilisés. Si nous ne sommes pas entendus, à côté de nous, les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes passeront pour des enfants de chœur… »

Un avertissement à la hauteur de la déception ressentie dans ces communes. « Et qu’allons-nous dire à nos habitants, eux qui ont porté le projet à nos côtés, au-delà des clivages politiques ? » clament d’une même voix les deux élus, pourtant éloignés sur l’échiquier politique. Car la colère gronde aussi du côté des habitants. « C’est la fin de nos espoirs, déplore Mohand, 50 ans, on a l’impression d’être lâchés par tout le monde, remisés dans notre banlieue. On nous augmente toujours le prix des transports mais on ne voit jamais rien venir comme améliorations, ni en qualité ni en quantité ! »

Mêmes regrets d’Arlette, qui, chaque jour, met près de deux heures pour gagner son travail : elle qui espérait pouvoir utiliser le nouveau métro avant sa retraite voit ses illusions balayées. « C’est surtout pour la vie de famille que j’espérais ce métro. Il m’aurait fait gagner de précieux quarts d’heure dont j’aurais profité avec ma famille. Là, mes enfants continueront à me voir partir de bonne heure le matin et à m’attendre le soir… »

Sélim, lui, regrette les perspectives d’emploi. « Lors des rencontres avec la ville de Champigny, on nous avait dit qu’il y aurait des emplois pour nous sur le futur site… Aujourd’hui, c’est mort ! »

Le Parisien Fabienne Huger | Publié le 15.12.2012, 04h32

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