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Copé porte le fer

Le président de l’UMP défend aujourd’hui une motion de censure contre le gouvernement de Ayrault. L’occasion pour lui de s’offrir une belle tribune.

Petit à petit, Jean-François Copé s’affirme en chef de l’opposition. Il défendra cet après-midi dans l’hémicycle une motion de censure contre le gouvernement, utilisant là l’une des opportunités que lui offre sa fonction pour marquer des points face à son rival Fillon. Ce dernier a d’ailleurs préféré ne pas assister au spectacle et peaufiner son image d’homme d’Etat en allant en Russie, où il doit rencontrer Vladimir Poutine…

La motion n’a aucune chance d’être adoptée, la gauche étant largement majoritaire à l’Assemblée, mais elle permettra au président de l’UMP de renouveler ses critiques contre la politique économique et sociale du gouvernement. Copé compte bien rappeler les « cinq engagements solennels » du candidat Hollande, qui se traduisent à ses yeux par autant d’échecs : chômage, croissance, déficits, Europe, impôts. « C’est un acte très important, car c’est la première fois depuis l’élection de François Hollande que l’UMP formalise le contenu de son opposition », assure le député-maire de Meaux.

La motion lui permettra surtout de s’offrir une tribune à peu de frais, quatre mois après son élection controversée à la tête de l’UMP. Cinquante députés de son parti, mécontents d’avoir appris le dépôt de la motion par la presse, ne l’ont pas signée. « Copé a fait ça solitairement, sans en parler à personne », explique l’un d’entre eux. Mais tous la voteront, personne n’ayant envie d’apparaître comme celui qui brise l’unité fragile du parti. « On ne peut pas aller contre une motion de censure », observait hier François Fillon.

Certaines critiques s’expriment sur l’opportunité politique d’une telle opération. « Le résultat ne fera que resolidifier la majorité, observe ainsi François Baroin, député de l’Aube. L’UMP, en revanche, n’est pas solidifiée autour de cette motion. » Valérie Pécresse, députée des Yvelines, soulignait de son côté, lundi sur Public Sénat, que « la motion de censure à elle seule » ne suffirait pas à « restaurer la crédibilité de l’UMP ».

Moment de vérité pour le Premier ministre

Un débat sur le moment choisi a aussi traversé l’UMP, certains estimant qu’elle arrivait trop tôt. Il a été jugé qu’entre l’intronisation du pape hier et la manifestation contre le mariage pour tous dimanche, et dans un moment où la cote de popularité de l’exécutif est au plus bas, la fenêtre de tir médiatique n’était pas mauvaise. Las ! la démission du ministre Jérôme Cahuzac, hier soir, est venue ruiner ces prévisions…

La motion sera mine de rien un moment de vérité pour le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a la charge d’y répondre. Les députés de la majorité attendent, dans un contexte compliqué, « le discours d’un chef, d’un patron de la majorité qui sait où il va », a prévenu hier Thierry Mandon, vice-président et porte-parole du groupe PS. « Ayrault va surprendre, vous verrez ! » promet un autre député socialiste. Ce qui serait, de fait, une première.

Le Parisien Nathalie Segaunes | Publié le 20 mars 2013, 07h00

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