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Et si Paris fusionnait avec la petite couronne ?

Après la révolution du supermétro, le Grand Paris va-t-il connaître un big bang institutionnel ?

Mardi, le sénateur (UMP) de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier a déposé une proposition de loi pour fondre dans une collectivité unique de presque 7 millions d’habitants la ville de Paris et les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Une idée qui séduit de plus en plus, à gauche comme à droite. En début de semaine, le jeune député (PS) des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay, corapporteur de la loi sur le Grand Paris, a proposé un périmètre similaire auquel des intercommunalités voisines pourraient adhérer. Pourquoi maintenant ? L’idée n’est pas nouvelle. Défendue l’an dernier par Claude Bartolone, le président (PS) de l’Assemblée nationale, elle ressurgit après le rejet par le Sénat, le 3 juin, du texte gouvernemental prévoyant de créer une « Métropole de Paris », nouvel échelon administratif de 10 millions d’habitants (sur les 12 millions de la région), s’appuyant sur de grosses intercommunalités. Avant l’examen du texte par les députés le 15 juillet, les discussions vont bon train à Matignon ou chez la ministre de la Décentralisation. « Soit le gouvernement reprend sa base de texte soit il l’amende entre-temps », explique Alexis Bachelay. « Il y a une fenêtre de tir maintenant, martèle Philippe Dallier, qui a envoyé hier une lettre aux 144 maires de la petite couronne. Le gouvernement doit sortir des petits compromis et privilégier l’intérêt national. » Pour quoi faire ? « Efficacité », c’est le leitmotiv des partisans de la fusion Paris-petite couronne notamment pour atteindre l’objectif de 70000 constructions de logements par an dans la région, contre 40000 à l’heure actuelle. En charge des politiques sociales, de l’aménagement, de l’hébergement d’urgence, le nouvel ensemble mutualiserait les ressources pour réduire les inégalités entre un ouest riche et un est pauvre. En matière de transports en commun ou de développement économique, la région resterait en première ligne. Qu’en pensent les principaux intéressés ? Les présidents des conseils généraux concernés sont peu enthousiastes. « C’est construire un monstre technocratique éloigné des citoyens » tonne Christian Favier (PC) dans le Val-de-Marne. Son homologue (UMP) des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian estime lui aussi que le département reste l’échelon de proximité le plus pertinent. En Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), n’est pas opposé à la fusion « à terme » mais veut procéder « par étapes concrètes ». A Paris, l’adjoint (PC) de Bertrand Delanoë Pierre Mansat multiplie les attaques : « une idée simpliste », « une institution Gargantua, « un retour en arrière » et un casse-tête « qui prendrait dix ans à réaliser ». Quels autres scénarios ? Sans surprise, le conseil régional rejette la fusion. Son président (PS), Jean-Paul Huchon, n’a eu de cesse de répéter que l’échelon le plus pertinent était celui de la région. Une fois n’est pas coutume, il trouve une alliée en Valérie Pécresse. La chef de file régionale de l’UMP juge que « la fusion des huit départements serait la meilleure solution ». Même son de cloche pour Roger Karoutchi (UMP), dynamiteur du texte au Sénat : « Ne pas prendre la région dans son ensemble c’est créer des citoyens de seconde zone » souligne-t-il. Selon Pierre Mansat « il faut améliorer le texte. Mais la métropole ne peut se construire en dehors de ses aéroports, de Saclay ou de Marne-la-Vallée ».

Le Parisien Julien Duffé et Louis Moulin (avec b.s.)

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