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GENTILLY : Sanofi redonne le sourire à la ville

Le soulagement pourrait sembler déplacé, à l’heure où Sanofi prépare un plan de réorganisation national qui pourrait déboucher sur la suppression de 1700 postes, selon les organisations syndicales. Il est pourtant palpable à Gentilly depuis la pose de la première pierre, il y a une semaine, du futur campus Val de Bièvre.

Le projet, présenté jusqu’à demain au Salon de l’immobilier d’entreprise au palais des Congrès de la porte Maillot (Paris), vient rassurer la ville, qui craignait le désengagement progressif de la première entreprise pharmaceutique française.

Ce complexe composé de trois bâtiments et d’un auditorium, devrait accueillir en 2015 environ 3000 salariés sur 52000 m2. Il regroupera les sites d’Antony (Hauts-de-Seine), de Paris Sud et celui déjà implanté à Gentilly, rue du Président-Allende. Histoire de relancer une histoire d’amour entre la ville et l’industrie pharmaceutique qui remonte au milieu du XIXe siècle.

Une bonne nouvelle pour la ville La municipalité de Gentilly s’était fortement mobilisée, à la fin de l’année 2010, contre le projet de fermeture de Sanofi sur la commune. Patricia Tordjman, maire (PCF), a d’autant plus savouré la pose de la première pierre du futur campus : « C’est une chance considérable pour notre ville, sa population et les générations futures, explique-t-elle. Un emploi Sanofi, c’est deux ou trois emplois induits dans les services et les commerces. Cela participera au développement du logement, des équipements, des services et de l’activité commerciale. »

Le territoire va engranger des recettes Les futures retombées économiques pour le territoire enchantent également Jean-Yves Le Bouillonec, vice-président de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre. « L’entreprise est sujette à deux impôts locaux, liés à la valeur de ses bâtiments et à la valeur ajoutée qu’elle déclare, mais que nous ne pouvons pas encore quantifier, précise-t-il. D’autre part, on remarque que le personnel qui se fixe dans une entreprise cherche, peu à peu, à s’installer au plus près de son lieu de travail. Le marché local est également souvent privilégié, à qualification égale, en cas de renouvellement d’emploi. » La municipalité de Gentilly a par ailleurs expliqué qu’elle travaillait « à ce que le chantier lui-même puisse accueillir de l’emploi local » : un premier bénéfice espéré.

Les commerçants se frottent les mains Dans les rues du centre-ville, l’impatience gagne des commerçants qui expliquent ressentir au quotidien l’impact des salariés de Sanofi sur leur activité. « Durant leur pause-déjeuner, ils vont à la pharmacie ou acheter leurs lunettes, car ils n’ont pas le temps de le faire à un autre moment, explique Christina, opticienne installée à deux pas de la mairie. Ils font également travailler les restaurateurs », ajoute-t-elle. Face à son commerce, Ymina, agent immobilier, ajoute que ce campus « fera du bien au rayonnement de la ville ». Depuis plusieurs années, « les prix de l’immobilier augmentent régulièrement », d’après elle. L’arrivée de 2500 salariés supplémentaires sur la commune devrait conforter cette hausse.

Le Parisien | Anthony Lieures | Publié le 06.12.2012, 07h00

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