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« Il aurait fallu continuer à supprimer des postes dans l’éducation », estime Apparu

Pour le député UMP, l’école ne souffre pas que d’un problème de moyens. Il propose de modifier le statut des enseignants et des établissements scolaires.

La majorité précédente « n’a pas laissé un souvenir impérissable dans le milieu enseignant », avoue le député UMP de la Marne, Benoist Apparu. Spécialiste de l’éducation, ancien chef de cabinet du ministre Xavier Darcos, ancien secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu refuse d’y voir un aveu d’échec. Juste « une forme de lucidité » parce que « dans l’éducation nationale plus qu’ailleurs, les suppressions de postes, ça ne passe pas ». Pourtant, « il aurait fallu continuer à supprimer des postes », insiste celui qui a déposé des amendements visant à supprimer les 60.000 postes inscrits dans le projet de loi sur l’école , en discussion à l’Assemblée. Sinon, la France ne parviendra « jamais » à tenir ses objectifs de réduction de dépense publique. Et l’Education nationale « ne se réformera que sous la pression des postes. » Les marges de manoeuvre ? « Les enfants français ont 12 % d’heures de cours de plus que la moyenne européenne. Vous imaginez les économies que cela représente si on s’aligne sur les autres pays ? » Autre argument : « La France dépense autant que les autres pays (6,3 % du PIB contre 6,2 % dans l’OCDE en moyenne) avec des résultats moins bons. Tout n’est donc pas qu’une question de profs et de moyens ! » Davantage d’« autonomie » des établissements scolaires S’il partage avec le ministre de l’Education, Vincent Peillon, le principe de la priorité au primaire, il dénigre un projet de loi « vide et fade ». Et plaide pour « une réorientation des financements du lycée vers le primaire » qui passe par une réforme du statut des enseignants et des établissements. « Au primaire, le temps de travail des enseignants et des élèves est de 24 heures. Au lycée, celui des élèves est de 35 heures avec des agrégés qui font 15 heures et des certifiés qui en font 18. Au primaire, il faut un prof pour une classe. Au lycée, il en faut au moins deux. » Le député voudrait réduire de 6 à 8 heures le temps de travail des élèves. Et réaffecter les heures ainsi supprimées au lycée au primaire. Benoist Apparu veut « redéfinir le temps de travail des enseignants qui ne doit plus être exclusivement disciplinaire ». Pour y intégrer des heures d’accompagnement pédagogique, du temps de présence dans les établissements pour conseiller les élèves sur leur orientation, etc. Notamment dans les classes des quartiers en difficulté. La répartition des heures serait donc variable selon les établissements, pour lesquels il réclame « l’autonomie ». Comme pour les universités.

Les Echos Par Marie-Christine Corbier

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