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« Jusqu’où Hollande va-t-il tomber ? »

C’est la question qui mine les élus PS, au vu des records d’impopularité enregistrés par le chef de l’Etat et son Premier ministre à cinq mois des municipales.

« Au bout de seize mois, on est en dessous de Sarkozy, c’est quand même déstabilisant ! » Comme ce député francilien, de nombreux élus socialistes observent avec appréhension la descente de François Hollande dans les sondages. Le président de la République chute de cinq points dans le sondage Ifop pour « Paris Match » dévoilé hier (35% de popularité). Lundi, il perdait trois points dans l’enquête Ipsos, à seulement 24% d’avis favorables : le score le plus faible jamais enregistré par un chef de l’Etat depuis la création de ce baromètre il y a treize ans, quand Jacques Chirac était à l’Elysée.

A six mois des municipales, tous craignent que l’impopularité du président soit un lourd handicap, même si beaucoup de maires socialistes espèrent que les électeurs se décideront sur les dossiers locaux. « Je suis bien content de ne pas être candidat », souffle un député. Le président et son Premier ministre sont accusés de minimiser la grogne sur le terrain, de ne pas faire assez pour le pouvoir d’achat, pour diminuer les impôts… « Ils sont dans une logique autiste, ils ne veulent rien entendre », peste un député à la sortie de la réunion du groupe PS, où Jean-Marc Ayrault est venu discuter du budget 2014. Une séance tendue. « Hollande sait sûrement ce qu’il fait, mais nous, sur le terrain, on ne sait pas quoi raconter », avoue Pascale Boistard (élue de la Somme). « On est dans une impasse, c’est le sacrifice des troupes pour le chef », renchérit le député de l’Essonne, Malek Boutih. « Hollande est trop enfermé », grince un membre du PS. Le fait que le président ait emmené Harlem Désir dans sa délégation en Afrique du Sud est symptomatique pour certains. « Le soir de Brignoles et de la primaire marseillaise, où était le premier secrétaire du Parti socialiste ? Dans l’avion ! » s’agace le député d’Argenteuil, Philippe Doucet.

Dans les couloirs et les dîners, la fin du quinquennat commence à être un sujet de conversation… animée. Beaucoup s’alarment sur la difficulté de la reconquête avant 2017. « Jusqu’où le chef de l’Etat va-t-il tomber ? » s’angoisse un conseiller, proche de Hollande. « Et s’il n’était pas en mesure de se présenter ? » ose même un élu, isolé… pour l’instant. « On n’en est pas là, calme un ténor socialiste. Mais s’il n’y a pas de prise de conscience, ce débat sera forcément sur la table après les élections européennes de juin. »

Le Parisien Rosalie Lucas

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