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L’Ecole normale supérieure prépare son départ

Le déménagement de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan est-il toujours d’actualité depuis l’arrivée d’un nouveau locataire à l’Elysée ? Manifestement oui. D’autant que l’ancien directeur de l’école, Jean-Yves Mérindol, fervent défenseur du projet, vient d’être nommé conseiller pour l’enseignement supérieur et la recherche auprès de François Hollande. L’échéance d’une rentrée 2018 dans un bâtiment neuf sur le campus du Plateau de Saclay (Essonne) est donc toujours annoncée. L’Ecole, qui fête ses 100 ans cette année, constituera bien une des pièces du plus grand campus pluridisciplinaire d’Europe, au côté de l’université Paris-Sud, Supélec, et non loin de l’Ecole polytechnique ou HEC.

« Notre présence à Cachan est due aux hasards de l’histoire. C’est une localisation qui s’est révélée heureuse et qui avait du sens avec des projets tels que la Vallée scientifique de la Bièvre ou Cancer Campus. Mais, désormais, nous avons intérêt à nous adosser à un grand ensemble universitaire. Le pôle Paris-Saclay, qui associe les grandes écoles et l’université, c’est une autre échelle », s’enthousiasme Pierre-Paul Zalio, administrateur provisoire de l’ENS Cachan, qui compte 2000 étudiants dont 1300 normaliens. Toutefois, les prochaines années promettent d’être denses : livraison des bâtiments fin 2017, déménagements courant 2018. « Le calendrier est serré, mais c’est possible », rassure Pierre-Paul Zalio.

Le financement de l’implantation de l’ENS sur le Plateau de Saclay s’élève à 258 M€. Une somme conséquente financée par une subvention de 180 M€ (de l’Etat) et par la vente des domaines du campus de Cachan, estimée à 78 M€. « A Cachan, nous pouvons remettre à niveau des bâtiments pour un budget moindre, avance Joseph Zyss, directeur de l’Institut d’Alembert (une fédération de recherche sous la tutelle de l’ENS Cachan et du CNRS, basée sur le campus). D’un autre côté, nous avons une carte extraordinaire à jouer dans cet environnement scientifique à Saclay. Il y a du pour et du contre. Mais aurons-nous le temps de monter une telle opération en cinq ans ? Y aura-t-il des transports décents pour la rentrée 2018 ? » s’inquiète le responsable.

Côté ville, le député-maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec (PS), a pris acte de cette décision sans grand enthousiasme et parle même de « crève-cœur ». « Sa présence est une richesse mais, si le devenir de l’ENS passe par son départ, je ne m’y opposerai pas. D’ailleurs, c’est le conseil d’administration qui décide », indique l’élu. Quant à l’argument de Normale sup, qui pointe l’étroitesse du bâtiment actuel datant des années 1950, le député-maire le balaie d’un revers de main : « Si l’ENS veut rester à Cachan, nous avons des solutions. »

Quid du devenir des terrains après son départ ? « C’est un site au cœur de la commune. Son aménagement passera par la volonté municipale, nous n’y laisserons pas faire n’importe quoi », prévient déjà Jean-Yves Le Bouillonnec.

Le Parisien Christine Mateus | Publié le 03.07.2012, 07h00

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