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L’UMP présente son « contre-budget » 2014

Des députés de la commission des finances proposent de faire cinq milliards d’économies supplémentaires.

Ils ne veulent pas que leur projet soit vu comme un « contre-budget » même s‘il en a tout l’air… Des députés de droite de la commission des finances ont présenté hier quinze mesures pour réaliser 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires l’an prochain. « Un budget 2014 sans hausse d’impôts, c’est possible ! », écrivent en préambule les commissaires aux finances de l’opposition qui ont travaillé avec « La Boîte à idées », un groupe de réflexion UMP. « Il s’agit surtout de supprimer les mesures néfastes pour l’économie », précisent les auteurs, emmenés par Gilles Carrez et l’ancien ministre du Budget, Éric Woerth.

Depuis 2012, l’ajustement budgétaire « a porté presque exclusivement sur les recettes », soulignent-ils. « Les Français ont une capacité de souffrance à l’impôt, l’une des plus grandes au monde, mais on est arrivé à une limite », relève pour sa part Gilles Carrez.

Ce qu’ils reprochent à l’exécutif ? Avoir engagé plus de 20 milliards de dépenses sur la période 2012-2017. Et de citer, pêle-mêle, le relèvement de l’allocation de rentrée scolaire, la généralisation du tiers payant, la garantie universelle des loyers, la revalorisation du complément familial, la création de 55 000 bourses annuelles pour certains étudiants, la création des contrats aidés et contrats de génération…

Pis, les 15 milliards d’économies du budget 2014 « ne s’élèvent en réalité qu’à 5 milliards si l’on neutralise la hausse tendancielle des dépenses ». Eux, au contraire, assurent avoir travaillé à « de véritables économies » : non-remplacement de 15 000 départs en retraite chaque année dans la fonction publique d’État (450 millions d’économies en 2014), gel de la revalorisation des pensions de l’État pendant deux ans, abandon de certaines mesures en faveur des collectivités locales (960 millions), recentrage de la prime pour l’emploi sur « les plus modestes » (400 millions), critères nationaux d’attribution des prestations handicap, fusion des aides au logement pour étudiants avec les bourses ou arrêt du financement direct des associations par l’État font partie de la liste.

Conscients que certaines mesures auraient de quoi provoquer la grogne des Français, les députés ont admis que quelques-unes « ont fait l’objet de débats » entre eux, notamment sur la politique familiale. Mais cet « effort » de 5 milliards « ne pénaliserait pas le pouvoir d’achat des ménages » car il permettrait de revenir sur certaines décisions prises par le gouvernement, comme la nouvelle baisse du plafond du quotient familial (1 milliard) et la suppression de la réduction d’impôts pour enfants scolarisés (500 millions). Quant à la compétitivité des entreprises, elle serait rehaussée par l’annulation de la taxe sur l’excédent brut (2,5 milliards) et en compensant « véritablement » le coût du relèvement des cotisations retraites (1 milliard). À la lecture de ces propositions, le PS a estimé que « c’est le diable qui se pare des habits de vertu en voulant appliquer les mêmes mesures douloureuses qui ont pourtant échoué ces dix dernières années ».

Le Figaro Par Marie Visot

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