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« La mairie de Paris n’agit pas plus que la région »

Valérie Pécresse, chef de file de l’UMP au conseil régional, fustige la politique d’Huchon et Delanoë en matièrede santé.

Après avoir fustigé mardi dernier la « panne d’idées » de l’exécutif francilien en matière d’emploi, Valérie Pécresse, la chef de file (UMP) de l’opposition au conseil régional, s’attaque à présent à un autre dossier où la majorité de gauche brille, selon elle, par son manque de volontarisme : la santé.

Le bilan du conseil régional en matière de santé est-il si catastrophique ? VALÉRIE PÉCRESSE. Jean-Paul Huchon, le président (PS) du conseil régional, promettait 1 Md€ pour l’hôpital entre 2010 et 2014, or on en est très loin : il donne 34 M€ par an au lieu des 250 prévus.

Le plan d’économie de 155 M€ de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a été jugé excessif par le président de son conseil de surveillance, le député (PS) et adjoint à la santé du maire de Paris Jean-Marie Le Guen. Qu’en pensez-vous ? M. Le Guen critique mais en même temps la mairie de Paris n’agit pas plus que la région, elle ne donne absolument pas la priorité à la modernisation de l’AP-HP. On en a un exemple précis : les terrains de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le XIVe. Bertrand Delanoë les préempte, pour y faire du logement, à un prix très inférieur à ce qu’en espérait l’AP-HP. Or l’Assistance publique comptait sur cet argent pour financer le regroupement de Bichat et Beaujon (Hauts-de-seine) ! Cela met donc en danger un projet qui est pourtant une absolue nécessité pour ces hôpitaux dont le rôle sanitaire et social est primordial.

Mais alors comment ramener l’AP-HP à l’équilibre ? Les économies se feront d’autant mieux que l’AP-HP aura des locaux neufs et des établissements modernisés, adaptés à l’évolution des soins. L’hôpital de demain, c’est celui de la télémédecine et du télédiagnostic, dont je propose d’aider au financement des équipements. L’hôpital de demain, ce sont aussi des hospitalisations moins longues, de l’ambulatoire. C’est d’ailleurs ce que prévoit le très beau projet de l’Hôtel-Dieu, qui inquiète parce que les Parisiens s’imaginent qu’ils n’auront plus d’hôpital dans le centre de Paris. C’est faux ! D’ailleurs, il y aura toujours un accueil d’urgence à l’Hôtel-Dieu puisqu’il y aura une maison médicale.

La solution vous paraît donc dans la redistribution des pouvoirs décisionnaires et des financements ? La loi de décentralisation à venir doit être l’opportunité de donner compétence à la région en matière de santé, et notamment en terme d’investissements. Je vais me battre pour que la région devienne l’acteur principal de la santé, soit responsable du Grand Paris de la Santé. Ce serait parfaitement logique car seule la région a un regard global sur les besoins des Franciliens.

Quelles mesures concrètes proposez-vous qui relèveraient de ce « Grand Paris de la Santé » ? L’augmentation considérable des aides à l’installation des professionnels dans les déserts médicaux. Cette année, cela ne représente que 200000 €. C’est dérisoire, alors que Jean-Paul Huchon a voté le Contrat régional d’exercice sanitaire qui permet de lutter contre la désertification. En huit mois, aucune aide n’a été apportée. Je propose également de débloquer immédiatement 200000 € pour l’équipement en télésurveillance des médecins libéraux, car l’insécurité est l’une des causes de la désertification. Pour les infirmières, — il en manque 4000 en Ile-de-France —, il faut une démarche d’accompagnement global, créer des logements, une prime d’installation…

Comment financez-vous ces mesures ? En réduisant le train de vie de la région, ce qui passe par le déménagement du siège et la réduction des subventions aux organismes extérieurs. Mais aussi en cessant de participer au financement des dispositifs qui n’ont rien à voir avec les besoins de santé des Franciliens, par exemple la salle de shoot en projet dans le Xe arrondissement. La seule suppression de ce type de dispositifs non prioritaires permettrait de dégager 3 M€ par an.

Le Parisien Élodie Soulié

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