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Le choc fiscal a été peu efficace en 2013

Selon l’institut d’études économiques Coe-Rexecode, le choc fiscal a cassé la reprise de l’économie française l’an dernier. Et n’a eu qu’un faible rendement en termes de réduction du déficit public.

Douloureux, le « choc fiscal » administré en 2013 par le gouvernement Ayrault, n’a pourtant pas été très efficace, assène l’institut d’études économiques Coe-Rexecode, réputé proche du patronat, dans sa lettre de début janvier. Tout d’abord, parce que le rendement des hausses d’impôts a été « très faible ». La réduction du déficit public a « en effet été de 0,7 point de PIB, soit 15 milliards d’euros, alors que l’accroissement des recettes publiques s’est élevé à 38 milliards d’euros », selon des estimations provisoires, explique Michel Didier, président de cet organisme. Cela s’explique par « la stagnation de l’économie, la mauvaise allocation des ressources économiques en 2013 et des choix budgétaires et des mesures fiscales très défavorables à la croissance ».

La dette publique augmente trois fois plus que le PIB

Toujours d’après les calculs de Coe-Rexecode, le PIB (produit intérieur brut) en valeur ne s’est accru que de 28 milliards en 2013. Or « les dépenses publiques primaires (hors charges d’intérêt) ont, quant à elles, augmenté de 26 milliards d’euros, soit la quasi-totalité de l’augmentation de PIB en valeur », poursuit Michel Didier. Parallèlement, malgré la hausse des recettes fiscales, « ce nouvel accroissement des dépenses et la stagnation économique ont entraîné une nouvelle augmentation de la dette publique de 83 milliards d’euros ». Quant au taux de marge des sociétés non financières, il s’inscrit à « 28 % en moyenne sur les trois premiers trimestres de 2013 en France », en recul de « près de 4 points depuis 2007 » alors qu’il s’établit à « 37,7 % au premier semestre 2013 en zone euro, en repli de 3 points depuis 2007 ». D’où la nécessité de concrétiser le vœu formulé par François Hollande, le 31 décembre, de réduire les dépenses publiques pour réduire les prélèvements obligatoires. Il faudra « à la fois effacer les excès de 2013, bien choisir les points d’application des baisses de dépenses et revenir rapidement à une fiscalité moins nuisible à la croissance », conclut Michel Didier.

Le Figaro Par Cyrille Pluyette

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