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Le traité de l’Elysée 50 ans après toujours d’actualité

BERLIN, 22 JANVIER 2013 : UNE OCCASION MANQUÉE, par Bruno LE MAIRE

Le 22 janvier dernier, nous avons fêté le cinquantenaire du Traité de lʼElysée à Berlin. Retrouver les députés du Bundestag, entendre les hymnes nationaux français et allemands sous la coupole du Reichstag, ce sont des moments émouvants. Et je ne néglige pas la force des symboles. Mais en temps de crise, les symboles ne suffisent pas. Quand le chômage explose, que les usines ferment, que la France se replie sur elle-même, que la construction européenne patine, on attendait autre chose de ces cérémonies. A Berlin, on attendait une ambition, un élan, une vision, on a eu une simple commémoration. Berlin restera donc comme une occasion manquée. Trois jours plus tard, à Brême, je prononçais un discours en allemand sur les relations franco-allemandes. Je proposais de définir ensemble un agenda francoallemand 2020, en marquant trois ruptures. Première rupture : passer dʼune relation des chefs à une relation des peuples. Notre relation doit désormais reposer sur la société civile, les partenaires sociaux, les étudiants, les chefs dʼentreprise, et arrêter de se focaliser sur les chefs dʼEtat. Deuxième rupture : passer des célébrations aux projets. Il est temps dʼinventer de nouveaux projets franco-allemands : un marché du travail commun franco-allemand, une coopération dans le domaines des énergies renouvelables, des centres de recherche franco-allemand par exemple. Troisième rupture : mettre cette relation au service dʼune intégration politique européenne plus forte. Mme Merkel a fait des propositions. Où sont les propositions de M. Hollande ? Où est sa vision de lʼEurope de demain ? Comment voit-il lʼEurope à la sortie de la crise ? Par manque de courage et de vision, M. Hollande se garde de faire la moindre proposition européenne. La France le paie au prix fort, en disparaissant des débats européens et en se montrant incapable de défendre ses intérêts. La même semaine, Mme Merkel posait avec M. Cameron au forum de Davos. Elle apportait son soutien à la vision britannique dʼune Europe plus compétitive et plus innovante. Cruelle réalité : dans la bataille des images, Davos a gagné contre Berlin, Cameron contre Hollande. On ne saurait mieux montrer que la France doit changer de cap : retrouver lʼaudace, au lieu de la frilosité, proposer une nouvelle relation francoallemande au lieu de se satisfaire de commémorations, redresser son économie par des choix audacieux, au lieu de prolonger un modèle inefficace et coûteux, affirmer sa vision européenne, au lieu de laisser les autres Etats construire une Europe dont nous ne voulons pas. Bruno Le Maire

Retrouvez cet article sur le site de M. J.P.MARTIN : http://www.jacques-jp-martin.fr/spi...

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