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Les Roms relogés dans les pavillons du cimetière ?

Une allée calme, des pavillons massifs, parfois murés avec de l’autre côté du mur l’immense cimetière parisien de Thiais. Voilà le site sur lequel pourraient bien s’installer un jour des familles roms errant dans le XIe arrondissement de la capitale.

La ville de Paris, propriétaire de la nécropole de 103 ha, envisage en effet de rénover seize habitations, réparties dans huit bâtiments, pour venir en aide à ces parents avec enfants. Six familles d’agents habiteraient encore ces logements de fonction dédiés au personnel du cimetière.

Tous les acteurs locaux tombent des nues et n’apprécient guère les « bonnes résolutions » de la Ville Lumière pour 2013. « Je suis stupéfait, lâche Richard Dell’ Agnola (UMP), le maire de Thiais. Paris aurait pu prendre contact avec nous. Car c’est nous qui allons devoir gérer ces populations, les places en crèche, à l’école… Cela n’est pas correct ! » Même surprise au conseil général : « C’est à Paris de financer ce projet. Ça serait bien que la capitale gère ses dossiers sur son territoire et arrête de les renvoyer sur celui des autres ! » peste le cabinet de la présidence.

La mairie de Paris se défend de vouloir faire passer le projet en catimini : « On va rencontrer le conseil général et la ville de Thiais, indique-t-on. Il s’agit d’une possibilité parmi d’autres. On n’en a pas encore parlé car on en est encore aux prémices. Il va falloir faire une étude de faisabilité car il y a des travaux à effectuer. » Selon des agents du site, la rénovation coûterait plus cher que de tout raser. « Les logements ne sont pas conformes, affirme l’un d’entre eux. La Ville a même refusé de loger de nouveaux agents qui proposaient de faire des travaux. Ce serait déplacé de faire venir des gens de l’extérieur. Et puis, il ne faut pas troubler la quiétude des lieux. » Sur place, les habitants sont également prudents : « Je ne suis pas contre, mais il faut faire le tri sinon, ça deviendra un ghetto », intervient Roger, résident depuis une vingtaine d’années. Ce presque retraité se souvient qu’un agent sans domicile fixe avait été hébergé avec sa famille dans l’un des pavillons : « Ça a été un échec. Il y avait du trafic de drogue… Je ne voudrais pas que ça recommence. »

Le Parisien Anne-Laure Abraham avec Joffrey Vovos | Publié le 08.01.2013, 07h00

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