Accueil Actualités Dossiers Votre département Espace privé Contact
Accueil > Dossiers > Politique Nationale
Les députés PS toujours addicts au cumul

C’est ce qui s’appelle être au pied du mur. Les députés socialistes qui cumulent un mandat national et un mandat local (60% de la fournée 2012) vont devoir se défaire sans tarder du mandat de trop. Certes, la loi interdisant le cumul des mandats, promise par François Hollande pendant la campagne, n’est pas encore dans les tuyaux. « Il faudra qu’elle intervienne avant 2014 », année des prochaines élections municipales, a estimé hier Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, ajoutant toutefois que « le mieux serait qu’à l’intérieur du Parti socialiste, il y ait une anticipation ». Ce dernier point semble loin d’être acquis.

Du principe… à la pratique

Le président du groupe PS, Bruno Le Roux, a semblé hier freiner des quatre fers, expliquant que les patrons d’un exécutif local ont besoin de temps pour « organiser leur succession ». Les trois députés PS qui l’entouraient lors de son point de presse étaient représentatifs de l’effort qui reste à accomplir : seule Annick Lepetit (Paris), porte-parole du groupe, a abandonné lundi son mandat d’adjointe au maire de Paris. Thierry Mandon en revanche, autre porte-parole, est toujours maire de Ris-Orangis (Essonne). Et Philippe Martin, premier vice-président du groupe, préside encore le conseil général du Gers.

Martine Aubry, première secrétaire du PS, avait évoqué le 19 juin la mise en pratique du non-cumul : « Je suis encore là, je le ferai respecter », avait-elle promis, suggérant par là que cela n’allait pas de soi… malgré le référendum interne au PS en 2009, qui avait acté le principe du non-cumul. En dépit aussi de l’engagement écrit de chaque candidat PS aux législatives à choisir entre ses mandats au plus tard en septembre.

La parité reste elle aussi un combat à l’Assemblée : alors que Le Roux l’avait promise concernant les présidences de commission, les femmes ne présideront finalement que trois commissions permanentes sur huit. Heureusement, les écologistes ont détendu un peu l’atmosphère au sein de la majorité en finissant par accepter ce qu’ils refusaient la veille, à savoir la présidence de la délégation aux Affaires européennes et une vice-présidence de l’Assemblée.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a affirmé hier qu’il proposerait à son homologue du Sénat, Jean-Pierre Bel, une baisse de leurs indemnités respectives, dans la ligne des décisions du président et du Premier ministre dans ce domaine.

Le Parisien Nathalie Segaunes | Publié le 28.06.2012, 07h00

Info département
Le Site de Catherine PROCACCIA Site de Jean-Daniel AMSLER Le Blog de Pierre-Jean GRAVELLE Le blog d'Emmanuel GILLES DE LA LONDE Les Républicains Le blog de Nicolas TRYZNA Le site de Christian CAMBON
Plan du site  |  Mentions légales  |  Crédits