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Mais si, on peut se régaler à la cantine !

Des produits frais, bien préparés et…pas chers. Les collégiens du 94 pourraient bientôt apprécier la création d’une centrale d’achats.

Quel collégien n’est pas rentré chez lui, maugréant : « J’ai faim. J’ai rien mangé à la cantine. » Pour en finir avec les mauvais souvenirs de lentilles trop cuites ou de salsifis insipides servis au réfectoire, le conseil général a lancé le projet de créer en 2014 une centrale d’achats publique. Une nouvelle organisation destinée à fournir en produits de qualité les cuisines des 104 collèges du département. Ce qui représente 4 millions de repas par an.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la charte de la restauration votée lors de la dernière séance publique. Ce texte, qui va être présenté dans les jours qui viennent aux établissements, s’organise autour de huit principes (justice sociale, qualité de la pause de midi, éducation au goût, restauration de qualité, autonomie des collégiens, valorisation du personnel, dialogue avec la communauté éducative, partage avec les usagers). Lors des débats, l’opposant UMP Pierre-Jean Gravelle avait regretté que cette charte n’aborde pas les questions du « temps pour manger, de l’environnement, du bruit dans les restaurants scolaires ».

Freiner la distribution de plats tout prêts, gras et salés

« On veut proposer aux établissements une nourriture de qualité, respectueuse de la santé, du développement durable, en revenant à la saisonnalité », présente Alain Desmarets, premier vice-président PC du conseil général, en charge des collèges. Des discussions sont déjà ouvertes avec des producteurs bio du Val de Loire et des contacts doivent être pris avec les agriculteurs du Lot-et-Garonne et les éleveurs de l’Allier. A condition qu’ils puissent fournir les produits en quantité suffisante tout au long de l’année.

De cette façon, le conseil général espère freiner la distribution de plats tout prêts, « dont on sait qu’ils sont trop salés et remplis de graisse », précise Alain Desmarets.

Autre avantage à mettre en place une centrale d’achats : « Faire baisser les factures », assure Christian Favier, le président PC du conseil général. Aujourd’hui, chaque gestionnaire de collège choisit ses fournisseurs, sans forcément avoir les armes pour négocier face à de grands groupes privés. Les crèches et maisons de retraite bientôt concernées ?

Ce double objectif séduit les parents d’élèves. « Les élèves ne sont pas satisfaits dans les restaurants qui ne font que réchauffer des produits fabriqués ailleurs, confirme Ali Ait Salah, président de la FCPE 94, principale fédération de parents d’élèves. Alors on ne peut qu’être favorable à l’amélioration de la qualité de l’assiette à un moindre coût pour les familles. » La FCPE réclame d’ailleurs une remise à plat des tarifs de la restauration scolaire, qui peuvent varier « du simple au triple » en fonction des collèges.

Dans les mois à venir, le département tentera de convaincre les établissements d’adhérer à cette plate-forme d’achats centralisés. Selon Christian Favier, lors des discussions sur la charte, des collèges s’étaient montrés intéressés. A terme, les débouchés peuvent être encore plus importants, en y associant les crèches et les maisons de retraite.

Le Parisien Agnès Vives

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