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Paris-Rungis donne chair à sa candidature

On a des biscuits pour remporter le titre de Cité de la gastronomie. Mais ce n’est pas gagné. Voilà le message qu’ont fait passer hier les porteurs de la candidature de Paris-Rungis. Trois jours après leur grand oral devant la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, quatre concurrents restent en lice face aux Franciliens : Tours (Indre-et-Loire), Lyon (Rhône), Beaune (Côte-d’Or) et Dijon (Côte-d’Or).

D’ici à la fin de l’année, l’Etat désignera son champion. Le gagnant, en devenant Cité de la gastronomie, incarnera le classement du repas français au Patrimoine mondial de l’Unesco. Et Paris-Rungis a sa chance. C’est du moins ce que martèlent la Semmaris, la société qui gère le marché de Rungis et prête à exploiter la cité, l’Epa Orsa, qui s’occupera de l’aménagement, et la mairie de Chevilly-Larue, où se situe la plus grosse partie du site.

Comme pour les autres candidats, il est prévu de construire un centre d’interprétation sur la gastronomie, où l’aspect culturel sera développé avec une bibliothèque et une médiathèque, des restaurants et de la formation, aussi bien pour les professionnels que pour le grand public. La spécificité de la candidature de Paris-Rungis, c’est d’abord la création d’une halle des produits de Rungis à destination des particuliers. « Certes, les tarifs ne seront pas ceux des grossistes, mais ils seront attractifs », promet Stéphane Layani, le PDG de la Semmaris. Autre atout : le site, connu dans le monde entier. Une dizaine d’hectares sont déjà réservés près du pavillon de la volaille et de Belle-Epine. Et on y accède facilement depuis Paris avec la future ligne de tramway, l’aéroport juste à côté, le prolongement éventuel de la ligne 14 du métro…

« Financièrement, notre projet est équilibré, soutient Christian Hervy, le maire (PC) de Chevilly. Le modèle économique minimaliste se situerait entre 35 et 40 M€. Dans l’hypothèse optimiste où le centre des congrès prévu dans le grand Orly intégrerait la cité de la gastronomie, ce serait 45 à 50 M€. Dans ce cas, l’appel à financement serait public avec les conseils général et régional et éventuellement la chambre de commerce et d’industrie de Paris. »

Malgré ces atouts, Paris-Rungis cache à peine sa crainte face à la candidature de Tours, qui possède l’énorme avantage d’être à l’origine du classement du repas français à l’Unesco. « Pourquoi ne pas créer un label de cité de la gastronomie ? Nous, nous ne dénigrons pas les autres projets », fait remarquer la Semmaris. « Cette idée a été avancée par plusieurs candidats, confirme le directeur de la mission du patrimoine et des cultures alimentaires. Mais nous voulons désigner une grande cité de la gastronomie. » « Quoi qu’il en soit, prévient le PDG de la Semmaris, je me battrai jusqu’au bout. »

Le Parisien Denis Courtine | Publié le 19.10.2012, 07h00

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