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Refondation de l’école : la réforme contestée du gouvernement

Un décret imposant aux écoles et aux collectivités une nouvelle organisation des rythmes scolaires a été publié au Journal Officiel le 26 janvier dernier.

Il est rendu obligatoire aux collectivités de se déterminer avant le 31 mars 2013, sans aucune concertation avec les acteurs de l’Education nationale -à savoir les enseignants et les associations de parents d’élèves- sur l’application de ce décret dès septembre 2013. Le décret impose d’ajouter une demi-journée en plus par semaine, tout en allégeant de trente minutes en moyenne les quatre jours existant actuellement, ce qui n’améliorerait en rien les conditions et les besoins éducatifs des enfants. Le coût du décret pour les collectivités est estimé à 630 millions par an. Pour une ville comme Saint-Maur, c’est un coût direct de plus d’un million d’euros par an. Nous ne pouvons donc que nous inquiéter du coût du financement de ce décret allant de surcroît à l’encontre du souhait des familles et des enseignants, qui désorganiseraient les vies scolaire, périscolaire et associative de nos enfants. C’est dans cet esprit que j’ai proposé un vœu (Voeu pour la suppression du décret sur les rythmes scolaires) au Conseil de Saint-Maur qui a été adopté à une très large majorité réuni en séance le 8 mars 2013. Ce vœu demande l’abrogation de ce décret et la mise en place d’une concertation approfondie au niveau national avec tous les acteurs concernés avant toute décision relative à l’organisation des rythmes scolaires. Parallèlement, l’Assemblée nationale va étudier le projet de loi déposé par le Ministre de l’Education nationale visant à refonder l’école de la République qui ne possède rien de bien novateur sinon le nom de « refondation ». A titre d’exemple, parmi les nombreuses propositions de ce projet, il est programmé de créer les fameux 60 000 postes d’enseignants sur cinq ans. Alors qu’il y a aujourd’hui 849 647 enseignants dans les écoles, les collèges et les lycées et que depuis vingt ans, ce nombre a augmenté tandis que le nombre d’élèves a baissé. Avec 60 000 enseignants supplémentaires, le gouvernement bloque ses marges de manœuvre. Il aurait été plus convenable d’améliorer le statut des enseignants en choisissant d’améliorer la qualité de notre système éducatif plutôt que de choisir une quantité illusoire vouant notre système éducatif à sa perte. Aussi, j’ai déposé et cosigné à l’Assemblée nationale des amendements de bon sens pour la bonne éducation de nos enfants sur le projet de loi de refondation de l’école de la République. En adéquation avec les revendications du vœu adopté en séance du conseil municipal du 8 mars 2013, j’ai proposé d’abroger le décret jusqu’à ce qu’un nouveau projet pris en concertation soit proposé, que les Conseils d’école et les collectivités locales puissent être entendu dans leur choix, et enfin que le gouvernement remette au Parlement, avant le 1er février 2014, un rapport faisant le bilan des conséquences d’augmentation de budget de fonctionnement des communes ayant choisi d’appliquer le décret. Je pense que l’on ne peut plus imposer d’en haut des réformes qu’aucune urgence ne justifie ; que l’on ne peut plus ignorer les initiatives locales ; que l’on ne peut plus prétendre à l’uniformisation là où les disparités sociales nécessitent des solutions singulières et adaptées. Encore une fois, le Gouvernement choisit de nier les différences des réalités locales en invoquant le principe d’égalité. Encore une fois, ce gouvernement fait un choix idéologique, et donc, contraire à l’intérêt général.

Retrouvez cet article sur le blog de M. BERRIOS : http://www.berrios.fr/education-nat...

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