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Rythmes scolaires : Ayrault ne donne pas satisfaction aux maires

L’association des maires de France estime que le coût médian pour les trois heures d’activités périscolaires s’élève à 150 euros par élève et par an, soit un total de 900 millions, couvert à hauteur de 50 % seulement par l’État

Dans un contexte général de grogne autour de la réforme des rythmes scolaires et un an après que le président Hollande ne lâche du lest aux élus, en leur concédant une année de répit ainsi qu’un fonds d’amorçage de 250 millions d’euros, le premier ministre ne pouvait venir les mains vides au congrès des maires. Reste que son annonce, hier, n’en est pas une.

Début octobre, à l’issue d’une réunion avec l’association des maires de France (AMF), Jean-Marc Ayrault expliquait que le fonds d’amorçage de 250 millions d’euros accordé aux communes en 2013-2014 serait reconduit dans les mêmes conditions l’année suivante. En annonçant ce 19 novembre que l’État prendra à sa charge « 370 millions supplémentaires », il se conforme à ses précédentes décisions (250 millions d’euros auxquels s’ajoute 120 millions non consommés cette année par les 17 % de communes qui ont adopté les nouveaux rythmes).

D’année supplémentaire pour mettre en œuvre la réforme, il n’a pas été question. Si Jean-Marc Ayrault entend « laisser le maximum de temps à l’élaboration des projets », il demande parallèlement aux recteurs et inspecteurs d’académie de « se mobiliser totalement au service des élus » pour « relever « le défi de la rentrée 2014 ».

Il s’est par ailleurs engagé à satisfaire une demande de l’association des maires de France quant à l’assouplissement des taux d’encadrement des ateliers périscolaires. Car si ces taux ont été assouplis depuis août 2013 sur les « heures Peillon » (ce nouveau temps périscolaire de trois heures mis en place par la réforme), ils restent inchangés pour les autres activités organisées par les communes.

Rien de neuf donc sur le soleil. Et les élus qui parcouraient hier le pavillon 4 de la Porte de Versailles n’en étaient pas surpris. « Nous n’en attendions pas grand-chose », lâchent un brin désabusés les élus. Pourtant, le sujet alimente toutes les conversations. Lors du débat d’orientation des élus qui a précédé la venue du premier ministre, la majorité des intervenants n’ont eu que les mots « rythmes scolaires » à la bouche. Problèmes de personnels, de locaux, moyens financiers insuffisants, problèmes dans les petites communes… Au-delà de ces difficultés, les élus ont l’impression d’avoir été placés devant le fait accompli et dénoncent « une réforme imposée, sans concertation ». Si le décret Peillon touche le temps scolaire, en ajoutant une demi-journée supplémentaire et en réduisant les journées de 45 minutes en moyenne, il étend, de fait, le temps périscolaire, pris en charge depuis de longues années maintenant par les communes.

« On aurait pu aussi imaginer que le retour de la semaine de quatre jours et demi, qui était la règle, il y a quelques années seulement, puisse être logiquement assumé par la seule Éducation Nationale », a indiqué Jacques Pélissard, le président de l’AMF avant le discours du premier ministre, sous un tonnerre d’applaudissement. L’association estime que le coût médian pour ces trois heures d’activités périscolaires s’élève à 150 euros par élève et par an, soit un total de 900 millions, couvert à hauteur de 50 % par l’État. Oui, les communes financeront bien la réforme des rythmes scolaires.

Le Figaro par Caroline Beyer

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