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Rythmes scolaires : et si Boves faisait école…

Cette commune revient à la semaine de quatre jours. Une première. La mobilisation contre la réforme des rythmes s’amplifie.

Stop ou encore ? Hier, le village de Boves (Somme) a préféré suspendre les nouveaux rythmes expérimentés depuis septembre dans son unique école primaire jusqu’à la fin de l’année scolaire. Les 260 écoliers reviendront donc à la semaine de quatre jours. Au ministère de l’Education nationale, on s’apprête pourtant à publier un premier bilan positif du dispositif.

« Dans la très grande majorité des cas, la réforme est engagée de manière satisfaisante », affirme Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’Enseignement scolaire. Le ministre, comme son entourage, veut croire que le cas picard relève du contre-exemple. Et pour cause : si Boves faisait tache d’huile, c’est toute la partition des nouveaux rythmes qui serait menacée.

Grève possible en décembre

La réforme n’en est pas à sa première tempête, et de nouveaux coups de vent s’annoncent, au point qu’on en viendrait presque à oublier que la semaine de quatre jours et demi, à l’origine, était réclamée par tous les experts de l’école, au nom de l’intérêt supérieur des enfants.

Mercredi et jeudi prochains, des collectifs hétéroclites de parents doivent manifester partout en France contre ce nouveau fonctionnement. Mardi, une alliance de maires hostiles à la réforme Peillon a aussi prévu de donner de la voix, alors qu’au Sénat, le groupe des élus UMP vient de déposer une proposition de loi visant à affirmer « la liberté de choix des maires pour l’organisation des rythmes scolaires ».

Le principal syndicat de professeurs du premier degré, le Snuipp, semble lui aussi faire machine arrière après avoir soutenu le projet. Il avait d’abord lancé une pétition, il menace désormais d’une grève « début décembre » si une table ronde n’est pas réunie en urgence. Sébastien Sihr, son secrétaire général, évoque la possibilité de « rester à la semaine de quatre jours » en maternelle, voire « dans certaines communes rurales, quitte à rattraper les jours manquants sur les vacances d’été ».

« Cette réforme, on ne la fait pas pour les parents. On la fait pour les élèves », rappelait lundi Vincent Peillon, au micro de France Inter. Un message qu’il devrait rappeler, la semaine prochaine, devant le congrès des maires de France.

Le Parisien Christel Brigaudeau

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