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Rythmes scolaires : les maires « pionniers » trouvent la réforme lourde à gérer

L’Association des maires de France a sondé les quelque 4000 communes à avoir déjà adopté la réforme de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires.

En pleine grogne sur les rythmes scolaires, voilà un premier retour détaillé de l’expérimentation. Selon un sondage de l’Association des maires de France (AMF), quatre édiles sur cinq - parmi les 3852 à avoir adopté la semaine de quatre jours et demi à la rentrée de septembre - sont contents du fond de cette réforme. Selon cette étude, présentée au Congrès des maires, 60% des communes se disent « plutôt satisfaites » de ces nouveaux rythmes scolaires et 23% « tout à fait satisfaites », contre 17% qui ne le sont pas. Mais la majorité des élus interrogés se plaignent de « la grande complexité de mise en œuvre de la réforme » et de son coût pour les finances locales. Signe que des progrès restent à accomplir en attendant son déploiement sur tout le territoire à la rentrée prochaine.

Première difficulté soulevée par les élus interrogés : le financement. 77% des communes rapportent avoir eu des difficultés pour financer la mise en œuvre de ces nouveaux rythmes. Plus de six sur dix estiment dépenser entre 100 et 200 euros par enfant et par an. Soit un coût médian de 150 euros, calcule l’AMF. Une somme non répercutée sur les familles, puisque 80% des communes concernées ont opté pour la gratuité des activités périscolaires. Dans le détail, moins de 15% des communes disent dépenser moins de 100 euros et 10%, en revanche, plus de 300 euros.

Cette enquête met également en lumière la complexité pour certaines communes d’embaucher des animateurs pour les activités périscolaires. Alors que plus de la moitié des villes ayant appliqué la réforme déclarent en avoir recruté, 40% disent avoir eu des difficultés dans leur démarche. Un constat moins vrai en milieu rural, où beaucoup de maires expliquent avoir été « seuls sur leur secteur » à appliquer la réforme. De leur côté, les enseignants participent dans 20% des communes à ces activités. Une proportion qui grimpe à 55% dans les villes de plus de 30.000 habitants. La moitié des communes ont aussi rencontré « des problèmes de taille des locaux » pour l’exercice de ces activités qui, dans 90% des cas, ont lieu dans les écoles.

Point positif : les activités périscolaires proposées rencontrent un vif succès, malgré les inquiétudes exprimées par les parents. Selon l’AMF, « plus de la moitié des communes déclarent que le taux de fréquentation dépasse 85% ». Seules 15% des villes signalent une fréquentation inférieure à 50%. Sur la palette des activités mises en place, 40% des communes en proposent entre cinq et neuf, 25% plus de dix et 35% moins de cinq. Outre les activités sportives et culturelles (autour du livre, des jeux de société et des arts plastiques), une commune sur cinq a opté pour une initiation à la pratique d’une langue étrangère, indique le rapport.

L’organisation du temps scolaire est d’autre part très variée selon les municipalités. Entre les activités périscolaires de 45 minutes quatre fois par semaine, après la scolarité, et celles qui sont intercalées en début d’après-midi, toute la palette des formules est expérimentée. « Le modèle initialement présenté par l’Éducation nationale de répartition du temps libéré en tranches de 45 minutes sur quatre jours n’est finalement retenu que par une commune sur deux », commente l’association.

Le Figaro

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