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Rythmes scolaires : les mairies jouent la montre

Alors qu’un appel intersyndical à manifester a été lancé pour aujourd’hui, les communes peinent à se positionner pour mettre en place le passage à la semaine de quatre jours et demi d’école.

Quels petits Val-de-Marnais iront à l’école le mercredi matin dès la rentrée prochaine ? Difficile de répondre tant la mise en place de la semaine de quatre jours et demi d’école voulu par le ministre de l’Education nationale divise les 47 communes du département. Elles ont jusqu’au 1er mars pour demander une dérogation et disposer d’une année supplémentaire pour organiser le temps périscolaire qui leur sera attribué.

Le directeur académique de l’Education nationale se veut rassurant : « C’est un dispositif compliqué mais toutes les écoles n’auront pas à s’adapter à un modèle unique. Le maître mot de cette réforme, c’est la souplesse », prévient Pierre Moya, qui a organisé des rencontres avec les acteurs de cette réforme. Syndicats et fédération de parents d’élèves dénoncent au contraire une réforme « bricolée » et « bâclée ». Plusieurs villes ont commencé à tirer des conclusions.

Les communes qui souhaitent appliquer la réforme dès 2013. Même si cette décision sera débattue lors des prochains conseils municipaux, les maires (PS) d’Alfortville et Fresnes et celui (UMP) de Thiais sont prêts à se lancer dès septembre. Dans cette dernière commune, le maire Richard Dell’Agnola ajoute une précision : « Seulement si les décrets et textes réglementaires du gouvernement rendent obligatoires les nouvelles dispositions dès cette année. » Une manière de pointer que le décret n’a pas encore été publié au « Journal officiel ».

Les communes qui demanderont la dérogation pour 2014. Les maires de Bonneuil, Gentilly, Maisons-Alfort, Nogent, Périgny, Saint-Maur, Sucy, Valenton, Villecresnes, Villejuif, Villiers, Vincennes et Vitry l’ont annoncé : ils proposeront une délibération en conseil municipal pour décaler l’application de la réforme. Leurs arguments ? L’absence de lignes directrices quant au projet éducatif à mettre en place et… ses conséquences financières. « Il en coûterait 600000 € de plus par an, entre les besoins en animation et les repas à la restauration scolaire, estime Jacques-Alain Bénisti, maire UMP de Villiers. Nous ne savons pas comment mettre la mesure en œuvre sans hausse des impôts. Nous ne voulons pourtant pas nous y résoudre. » Les communes recevront une dotation de 50 € par enfant pour la première année des nouveaux rythmes scolaires mais beaucoup déplorent qu’ils ne couvrent pas l’ensemble des frais financiers engendrés.

Les communes qui n’ont rien décidé. Comme Créteil ou Champigny, elles n’ont pas tranché et veulent prendre le temps de la réflexion. Mais devront rendre leur copie avant le 1er mars.

Le Parisien Elsa Marnette avec la rédaction | Publié le 23.01.2013, 07h00

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