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Rythmes scolaires : une rentrée difficile pour Vincent Peillon

Les mouvements de contestation autour de la réforme se sont organisés pendant les vacances scolaires.

C’est une rentrée difficile à laquelle va devoir faire face le ministre de l’Éducation, ce lundi encore en déplacement, à Torcy (77), autour de la mise en place des nouveaux rythmes. Car, pendant les vacances, la grogne autour de cette réforme qui a scellé le retour du mercredi matin s’est organisée, des enseignants aux personnels d’animation, en passant par les parents, sur l’ensemble de la France.

« Le puzzle se construit au niveau national. Et toutes les composantes du conseil d’école sont réunies autour de cette contestation, professeurs, parents, mairie. C’est l’alliance sacrée ! », observe Pierre Fabre, président du Syndicat national des écoles (SNE), qui, farouchement opposé à la réforme, participera au mouvement prévu le jeudi 14 novembre.

À cette date, les syndicats CGT, FO, SUD et FAEN appellent « l’ensemble des personnels du premier degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et Atsem (agents de maternelle) » à une grève nationale. Un rassemblement inédit. Leurs revendications ? La suspension immédiate de cette réforme « bâclée » mise en œuvre « sans les moyens d’encadrement nécessaires » et l’abrogation du décret du 24 janvier 2013 sur les rythmes scolaires.

« En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, (la réforme) crée de graves inégalités de traitement sur le territoire et une confusion entre scolaire et périscolaire », expliquent les puissantes fédérations syndicales qui représentent cependant des syndicats d’enseignants minoritaires. Dans un tel contexte, tous les regards sont tournés vers le Snuipp, principal syndicat d’enseignants du premier degré, qui affiche pour l’heure une position entre deux eaux, pris entre son soutien au ministre et les revendications de sa base. Lors de son université d’automne, qui s’est tenue du 18 au 20 octobre, l’organisation a appelé à plusieurs actions locales - grèves, rassemblements et audiences auprès des directeurs académiques - à partir de ce lundi, avec comme point culminant un rassemblement national le 20 novembre devant le ministère de l’Éducation nationale.

Mais la date du 14 novembre pourrait également faire partie de son calendrier. « Il ne s’agit pas d’un appel à la grève au niveau national », prévient en toute prudence son secrétaire général, Sébastien Sihr, qui rappelle que le Snuipp ne demande pas une abrogation du décret mais son assouplissement, afin de pouvoir déroger à l’obligation de neuf demi-journées par semaine. « Avant la réforme Darcos de 2008 qui a instauré la semaine de quatre jours, les calendriers scolaires n’étaient pas identiques. 75 % des écoles étaient aux quatre jours et demi et 25 % aux quatre jours. Ces dernières rattrapaient sur les vacances. Pourquoi n’est-ce plus possible ? », interroge le secrétaire général, qui n’hésite pas à suggérer un raccourcissement des grandes vacances. En février dernier, la seule évocation par Vincent Peillon de cette possibilité avait suscité un tollé. Mais le Snuipp a fait le calcul : une semaine de quatre jours, à raison de 5 h 30 quotidiennes, cela correspond à treize jours de vacances en moins. « Il faut se remettre autour de la table pour préparer une rentrée 2014 », conclut Sébastien Sihr, qui invite le ministre à « un geste tout à son honneur, non une reculade ».

Au total, le syndicat prévoit, le 13 novembre, une quinzaine de rassemblements sur la France, de la ­Loire-Atlantique aux Alpes-Maritimes. Tandis que le 14 novembre, sa section parisienne appelle bel et bien à la grève. « Incontournable », selon son secrétaire départemental, Jérôme Lambert, virulent et embarrassant symbole de la contestation lors de la grève parisienne massive de février 2013. Du côté des parents, enfin, la résistance s’organise autour du mercredi 13 novembre. Depuis plusieurs semaines maintenant, des collectifs de parents appellent à un « boycott national » de cette demi-journée instaurée par le décret Peillon. Le message « Ne mettez pas vos enfants à l’école le 13 novembre » est largement relayé sur les réseaux sociaux. Les enseignants trouveront-ils leur salle de classe vide ?

Le Figaro Par Caroline Beyer

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