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SUCY : Trois cents villas bientôt protégées des promoteurs

Dans le centre ancien, aux alentours du parc Montaleau, leurs pigeonniers et leurs tourelles agrémentées d’un clocher attirent le regard du visiteur.

Ces maisons remarquables ne devraient pas disparaître du paysage de Sucy avant longtemps. La mairie a décidé de protéger 300 villas en modifiant le plan local de l’urbanisme (PLU) pour interdire leur démolition. Les habitants sont invités à donner leur avis dans le cadre d’une enquête publique* qui se termine vendredi. « Il ne s’agit pas de geler toute modification mais certains propriétaires sont très sollicités par les promoteurs, justifie la maire UMP Marie-Carole Ciuntu. En plus de protéger notre patrimoine, nous voulons éviter la spéculation immobilière. » Ces modifications seraient adoptées en octobre au conseil. Dès le XIXe siècle, commerçants et industriels parisiens commencent à faire bâtir des résidences secondaires sur les coteaux de la commune. Certaines ont disparu, d’autres parsèment encore des quartiers où de petits pavillons plus récents ont fait leur apparition. Finis les travaux en extérieur sans l’aval de la mairie « Je vadrouille à pied dans Sucy et m’arrange toujours pour passer devant les plus belles », glisse une habitante de longue date qui ne lasse pas « d’admirer » ce patrimoine. Mais d’autres sont plus réservés. « C’est bien de protéger ces maisons, à condition que ça n’entraîne pas trop de contraintes pour les propriétaires, explique François. Je voulais modifier une couleur de la vitrine d’un local protégé que je possédais à Vincennes. On me l’a refusé ! » En plus d’interdire les démolitions, le nouveau PLU imposera de solliciter la mairie pour des travaux en extérieur. « Il faudra s’assurer qu’ils respectent le cachet de la maison », précise Marie-Carole Ciuntu. Le registre d’enquête publique a déjà fait apparaître quelques divergences de vue, deux propriétaires s’émouvant que leurs maisons soient classées alors qu’elles ne présentent qu’un intérêt mineur. « Parfois, nous avons voulu garantir l’homogénéité d’une rue ou la perspective d’un paysage », justifie la maire, assurant que tout n’est pas définitif. À terme, la municipalité pourrait également protéger ses « respirations paysagères ».

* Documents disponibles au service de l’urbanisme à l’hôtel de ville, 2, avenue Georges-Pompidou.

Le Parisien Elsa Marnette

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