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Tribune - Avril 2013 : Grand Paris et Métropole de Paris : d’un projet pour les Franciliens à un projet pour le Parti socialiste

Nicolas SARKOZY voulait créer un Grand Paris à la hauteur du dynamisme de notre pays, deuxième puissance économique européenne. Ce projet devait accroitre le rayonnement international de notre capitale face à la concurrence de Londres et de Berlin.

Force est de constater que l’avenir que nous propose François HOLLANDE n’a pas les mêmes ambitions.

Penchons-nous plus particulièrement sur ce « Nouveau » Grand Paris.

Qu’a-t-il de « Nouveau » ? Depuis son arrivée au pouvoir, François HOLLANDE dépense plus d’énergie à défaire ce qui a été fait plutôt qu’à engager de nouvelles réformes. Depuis huit mois, le gouvernement met tout en œuvre pour faire avorter le projet : politique de l’autruche, nomination de Mme DUFLOT à la manœuvre alors qu’elle a toujours été la principale opposante au projet, rapport AUZANNET. Mais, le Grand Paris de Nicolas SARKOZY va voir le jour. Il aurait difficilement pu en être autrement eu égard à ses implications dans le quotidien des franciliens, à l’adhésion des populations et des élus de tous bords politiques et à un débat public sans précédent. Pourtant, des différences subsistent, justifiant l’utilisation du terme « nouveau ». Nicolas SARKOZY envisageait une approche ambitieuse traitant des transports, de l’aménagement, de l’urbanisme, du développement économique. L’approche de François HOLLANDE, elle, se réduit à deux axes : transport d’un côté, logement via la Métropole de Paris de l’autre. Ainsi, probablement à contrecœur, le gouvernement respecte le consensus obtenu par son prédécesseur. Les réunions publiques, la mobilisation autour d’Orbival, les pétitions, les courriers d’élus ont permis de nous faire entendre. Dans notre Département, grâce à une forte mobilisation des Val-de-Marnais, la totalité des gares prévues à l’origine verra le jour, notamment celle de Bry-Villiers-Champigny. Là où le qualificatif de « nouveau » prend tout son sens, c’est dans la mise en place de l’échéancier. La fin de tous les travaux, prévue à l’origine en 2025, est reportée à 2030. Ainsi, par exemple, le prolongement de la ligne 14 vers Orly ne sera effectif qu’en 2027, soit avec sept ans de retard ! Plus graves sont les zones d’ombre : une partie du financement ne sera libérée que « si nécessaire », certains quais seront raccourcis mais lesquels ?, etc.

Qu’a-t-il de « Grand » ? Nicolas SARKOZY avait fait le choix en 2009 de construire un projet ambitieux. Rayonnant au-delà de la région francilienne, il proposait, par exemple, de faire du Havre le port de Paris. Avec la mise en place de la « Métropole de Paris », le gouvernement a fait le choix d’une conception restrictive du Grand Paris. Bien loin d’une vision globale, nous sommes passés à une vision parisiano-parisienne portée par Bertrand DELANOË et dont le gouvernement se fait l’écho. Le développement économique, l’aménagement, la compétitivité en sont, nous le déplorons, les grands absents, tout comme la Région qui a été exclue du projet.

Qu’a-t-il de « Paris » ? Le gouvernement socialiste a souhaité complexifier le millefeuille institutionnel francilien. Il a, en effet, imposé la création d’une nouvelle strate sous l’appellation « Métropole de Paris ». La méthode et ses effets sont catastrophiques pour la démocratie. Ils sont même à l’opposé de leurs discours sur le « toujours plus de proximité », sur la volonté d’avoir des politiques publiques répondant aux attentes des français. Avec cette nouvelle usine à gaz, les communes, les départements se verront privés de nombreuses compétences : transport, logement, urbanisme. Le gouvernement crée tout simplement une collectivité technocratique dénuée de tout lien avec ses administrés. La proximité entre le Maire et ses administrés, base même d’un développement local adapté à l’histoire de sa ville, aux populations qui la compose disparaitrait au profit d’un organe décisionnel tout puissant. Sur des sujets comme l’urbanisme, cela peut avoir des conséquences catastrophiques sur l’avenir de nos communes. En outre, les Val-de-Marnais se verront imposer des décisions voulues par le Maire de Paris puisque ce dernier a, par le biais du mécanisme des votes, une voix prépondérante dans la Métropole de Paris.

Le gouvernement confirme une fois encore son ambition de diriger la France à travers un maillage territorial antidémocratique et inégalitaire. Par la Métropole de Paris, par les réformes structurelles révisant les modes de scrutin, redécoupant la carte électorale en sa faveur, le Parti socialiste tente de s’assurer une mainmise sur l’ensemble des rouages politiques et administratifs.

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