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Vent de fronde contre l’aire de gens du voyage

Des gens du voyage dans le « poumon vert de l’Est parisien ».

C’est ce que craignent les élus des villes limitrophes du bois de Vincennes, en colère contre une délibération étudiée aujourd’hui au Conseil de Paris. Les élus parisiens devraient relancer le projet de construction d’une aire d’accueil de 0,53 ha sur le parking de l’hippodrome. Soit 28 places destinées à des caravanes, ainsi que des structures en dur pour les sanitaires. Installés sur le territoire parisien, mais très près du Val-de-Marne. Trop près ? La semaine dernière, sept maires (Saint-Maurice, Maisons-Alfort, Vincennes, Charenton, Nogent-sur-Marne, Saint-Mandé et Joinville-le-Pont) se sont fendus d’un courrier au maire socialiste de Paris pour demander une réunion sur cette implantation aux « conséquences directes » sur leurs villes. Une manière policée de réclamer l’abandon du projet.

Les peurs des riverains

« Paris se débarrasse de ce qui peut apparaître comme une nuisance sur les villes limitrophes, estime-t-on au cabinet du maire (UMP) de Charenton. C’est une population fragile, qui a besoin d’être aidée. Les services sociaux de nos communes sont débordés et n’ont pas vocation à s’occuper de ces personnes-là. » Et de citer la distance entre les structures municipales parisiennes et cette future aire d’accueil : plusieurs kilomètres entre l’école de secteur dans le XIIe arrondissement et le parking de l’hippodrome par exemple.

« Nous allons entrer en guerre, lance de son côté le sénateur-maire (UMP) de Saint-Maurice, Christian Cambon. Cette zone est un no man’s land. Il n’y a aucune infrastructure sanitaire et sociale à proximité. La loi relative aux aménagements des aires d’accueil n’est pas respectée. C’est une nouvelle attaque contre le bois de Vincennes, déjà grevé par le centre de rétention administratif. » Certains riverains ne disent pas autre chose. « Ce bois est censé être un lieu de détente où les Parisiens prennent l’air, estime Pascal Barut, président de l’Association des riverains du bois de Vincennes, fort de plusieurs centaines d’adhérents. Petit à petit, la mairie de Paris grignote le bois alors qu’il est classé. »

Derrière ces considérations se cachent aussi des craintes de voir augmenter la délinquance. « Ce n’est pas Paris qui va subir les dégradations », peste un Vincennois. « Je suis plutôt mitigée car d’un côté, cela me fait un peu peur de voir arriver cette population mais de l’autre, il faut bien les installer quelque part », juge une Joinvillaise. Alexandra, qui vit en face du bois à Charenton, se veut plus nuancée : « Mieux vaut mettre en place cette aire d’accueil plutôt que de les voir s’installer n’importe où. » N’importe où mais pas chez eux, estiment les élus mécontents : ils menacent de déposer un recours auprès du tribunal administratif si la délibération est votée aujourd’hui.

Le Parisien Elsa Marnette | Publié le 12.02.2013, 16h13

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