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Vers une pénurie de gynécologues

Un sur deux partira à la retraite d’ici à 2018, selon l’ordre des médecins. Les gynécologues sont-ils en voie de disparition dans le Val-de-Marne ? La question a été posée, hier, par la sénatrice et conseillère générale de Vincennes-Ouest, Catherine Procaccia, à la ministre de la Santé.

Elle s’appuyait sur un rapport sur la démographie médicale de l’ordre des médecins, rendu public au début du mois : en janvier 2012, le département comptait 50 spécialistes en gynécologie médicale et obstétrique et 38 n’effectuant que des actes médicaux (hors accouchement et suivi de grossesse). Moyenne d’âge : 59 ans.

« Cela fait partie des spécialités, comme la psychiatrie ou la pédiatrie, qui se trouvent à l’extrémité du baby-boom. Ils sont tous en train de partir en retraite », constate Bernard Le Douarin, président du conseil départemental de l’ordre des médecins. Pas tous, mais 50% d’entre eux pourraient le faire d’ici à 2018 au vu de la pyramide des âges.

Points noirs : Villejuif et Vitry

« Pour l’instant, la situation est correcte, estime Franklin Darmon, gynécologue à Saint-Maur et membre du conseil de l’ordre. Mais d’ici quelques années, on va se retrouver avec des médecins qui ne pourront pas proposer de rendez-vous avant plusieurs mois. » Tout le département n’est pas concerné par cette pénurie annoncée. Point noir : l’ouest du Val-de-Marne, particulièrement Vitry-sur-Seine et Villejuif, selon le spécialiste, qui constate à l’inverse que les communes bordant la capitale « ont une bonne densité ». Les étudiantes seraient particulièrement concernées par ce manque de spécialistes.

« La grande majorité des gynécos exercent en libéral et en honoraires libres, rappelle Catherine Procaccia. Or peu d’étudiantes peuvent se le permettre. » Et de demander l’extension du système Résus aux spécialistes (NDLR : il permet aux 30000 étudiants de l’université de Créteil (Upec) de ne payer que 30% du prix d’une consultation chez un généraliste, voire d’y aller gratuitement. Le médecin est remboursé directement par la Sécurité sociale) . « Ces mesures amélioreraient leur suivi et ne coûteraient rien », poursuit la sénatrice. Une réflexion est en cours entre l’ordre des médecins et l’Upec.

Le Parisien E.M. | Publié le 15 févr. 2013, 07h00

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